Auraient-ils trouvé l’anti-douleur naturel ?

Quand vous vous piquez avec une aiguille, vous ressentez une douleur plus ou moins vive.
 
C’est une douleur “signal d’alarme”.
 
Votre cerveau vous dit : ”attention il se passe quelque chose de mauvais pour toi”
 
C’est la même chose si vous vous brûlez avec une casserole ou quand vous vous cognez la tête contre une poutre.
 
Ça fait mal… mais la douleur disparaît presque aussitôt.
 
Rien à voir avec les douleurs chroniques :
 
Celles-ci, les scientifiques les appellent “douleurs neuropathiques” (liées à une lésion du système nerveux) et il y a aussi les douleurs nociceptives, comme les douleurs de l’arthrose par exemple1.
 
Ces douleurs-là sont invisibles.
 
Elles arrivent un jour sans prévenir et ne repartent pas avant 3 à 6 mois, et parfois jamais.
 
Le pire, c’est que ces douleurs sont inutiles, elles ne servent à rien.
 
Je sais pourtant que plus de 12 millions de personnes en souffrent, rien qu’en France.
 
C’est une douleur parfois diffuse, qu’on a du mal à localiser.
 
Tant et si bien que beaucoup de médecins n’y croient pas…
 
Pour vous rassurer, ils vous prescriront sans doute des anti-douleurs ou des anti-inflammatoires.
 
Mais leurs effets sont catastrophiques :

Anti-douleurs : ne mettez pas un pied dans l’engrenage

La plupart des gens pensent que le Doliprane, le paracétamol ou l'Ibuprofène, ce ne sont pas vraiment des médicaments… Ou pire, que c’est ce sont de “bons médicaments”, sans danger.

Eh bien, vous le savez sûrement, c’est hélas totalement faux.

Je ne veux surtout pas vous faire peur, car il vous arrive peut-être d’en prendre aussi, mais je vous invite quand même à lire ceci attentivement :

« Si le paracétamol était mis sur le marché aujourd’hui, il ne serait pas autorisé à la vente. »

C’est la confession du Dr David Juurlink. Il est médecin et pharmacologue, responsable de la division de pharmacologie et toxicologie cliniques du Sunnybrook Health Sciences Centre à Toronto.

Car on sait aujourd’hui que ce médicament est “bourré” d’effets secondaires dangereux pour la santé 1:

    • Chaque année, près de 100 000 Américains sont victimes d’une intoxication au paracétamol (450 personnes en meurent) ; c’est la principale cause de graves lésions du foie ;
    • Même la prise de paracétamol aux doses “normales” augmente de 23 % le risque de mortalité ;
  • Les femmes qui prennent plus de 15 comprimés par semaine voient leur risque de crise cardiaque qui monte de 63 %...

Mais le pire, c’est que c’est non seulement ce médicament qui est le “best-seller” des pharmacies (254 millions de boîtes vendues en 2016) est dangereux, mais en plus il ne stoppera pas vos douleurs.

Des études publiées dans les deux plus grandes revues scientifiques au monde (British Medical Journal et The Lancet) montrent même qu’il est inefficace contre les douleurs de l’arthrose par exemple… pas plus efficace qu’un simple placebo.

Quant aux anti-inflammatoires, c’est probablement le prochain scandale sanitaire qui va nous exploser à la tête (rappelez-vous du Vioxx !!)

Savez-vous par exemple que l’Ibuprofen, là encore présenté comme sans danger, augmente votre risque de crise cardiaque de façon considérable - et c’est pareil avec les autres anti-inflammatoires.

C’est le très sérieux British Medical Journal qui le dit : la prise d’Ibuprofen augmente votre risque d’infarctus de 48 %... dès la première semaine !

Si vous prenez du Diclofénac, le risque monte même à 50 %...

Et je ne parle pas du Vioxx… Ce médicament vous dit sûrement quelque chose car il a fait le “Une” des journaux en 2004.

Cet anti-inflammatoire prescrit à des dizaines de millions de personnes dans le monde, a été interdit parce qu’il a causé la mort de plus de 30 000 personnes par crises cardiaques en quelques mois.

Après ce scandale, il y a presque 15 ans déjà… les experts ont alerté sur les dangers des autres médicaments anti-inflammatoires, comme l’Ibuprofen ou le Diclofénac.

C’est quand même fou !! Ils ont révélé que tous ces médicaments augmentaient le risque de crise cardiaque de façon sévère… et que s’est-il passé ?

RIEN.

Ils sont toujours autant prescrits.

Et les premières victimes, ce sont les personnes de plus de 65 ans.

Bien sûr… ce n’est pas une raison pour accepter de souffrir et endurer la douleur

Pour éteindre des douleurs comme celle de l’arthrose, le premier réflexe est d’essayer de stopper l’inflammation.

Cela demande souvent un ajustement du régime alimentaire : essayez de supprimer le gluten et le lait pour commencer et écartez l’alimentation industrielle, pro-inflammatoire.

Il y a aussi des substances naturelles comme la curcumine, la glucosamine ou la chondroïtine qui sont efficaces pour réduire l’inflammation. J’y reviendrai dans de prochaines lettres.

Mais pour apaiser les douleurs elles-mêmes, il y a peu de solutions naturelles et efficaces. Certaines huiles essentielles peuvent avoir un effet immédiat sur la douleur - comme un analgésique - mais cet effet ne dure pas.

Une substance isolée dans le jaune d’oeuf

C'est pourquoi je voudrais vous parler du palmitoylethanolamide (PEA), encore très peu connu en France.

Honnêtement, on tâtonne encore avec cette substance, même si les résultats observés sont déjà très prometteurs.

Le palmitoylethanolamide est un acide aminé gras présent à l’état naturel dans notre corps. Je ne vais pas entrer dans le détail, car c’est très complexe, mais le PEA agit sur des récepteurs liés à la douleur chronique et à l’inflammation.

On a découvert l’existence de son action anti-inflammatoire pour la première fois dans le jaune d’œuf de poule et dans la lécithine de soja dans les années 1950.

Depuis, les études se multiplient, mais c’est dans l’ex-Union soviétique que des chercheurs découvrent tout son potentiel thérapeutique.

Un petit groupe de médecins tchèques a commencé à étudier son action anti-douleur dans les années 70. Et en 1975, les premières conclusions sont publiées dans The Lancet.

En République tchèque, le PEA commence alors à être utilisé pour atténuer les douleurs et les améliorer les mouvements des patients atteints d’arthrose et de douleurs articulaires.

Une découverte « dénichée » par le Prix Nobel Rita Levi-Montalcini

Mais c’est grâce à Rita Levi-Montalcini - prix Nobel de médecine - que le PEA fait sa vraie entrée la communauté scientifique dans les années 90.
Vous avez peut-être déjà entendu parler de cette grande dame de la science italienne.

En Italie, c’est une véritable icône.

Cette belle centenaire à l’esprit vif, qui était devenue une sorte de “grand-mère” pour tous les Italiens, est respectée de tous pour les combats qu’elle a mené.

Rita Levi-Montalcini est morte à 103 ans, à Rome, après avoir cherché à percer les secrets du cerveau et du système nerveux.

    • Elle a échappé aux persécutions de l’Italie fasciste et de l’Allemagne nazie.
    • Elle a affronté le mépris d’une Science totalement dominée par les hommes.
  • Elle a été récompensée du prix Nobel de médecine en 1986.

Ses découvertes sur les "facteurs de croissance de cellules nerveuses" (nerve growth factor) ont permis des avancées énormes.

Et on lui doit aussi d’avoir “déniché” le palmitoylethanolamide…

C’est en 1995 que Rita Levi-Montalcini et un groupe de chercheurs ont montré l’efficacité du PEA dans le traitement de certaines douleurs neuropathiques.

Pas de production en France, mais on peut s’en procurer

Suite à ces travaux, plusieurs laboratoires ont essayé d’élaborer des compléments alimentaires de palmitoylethanolamide.

Un laboratoire néerlandais et un laboratoire chinois ont mis au point des formules basées sur le PEA : je ne recommanderai pas les seconds, mais en Hollande, l’Opti PEA est aujourd’hui présenté comme une sorte de “anti-douleur naturel”.

Il est produit de manière durable à partir de l'acide palmitique.

Son grand avantage, c’est que la prise de compléments de palmitoylethanolamide pourrait aider à compléter la production naturelle de PEA de l’organisme et à restaurer sa production régulière.

L’autre immense intérêt de ce produit, c’est qu’il ne présente pas d’effets secondaires comme tous les anti-douleurs utilisés aujourd’hui 3.

En France, ce produit reste encore peu connu, malgré toutes ses promesses : seul le laboratoire Smart propose du palmitoylethanolamide dans son complexe Natural Pain Relief dosé à 400 mg par gélules.

J’en ai entendu beaucoup de bien, même si je n’ai pas eu l’occasion de le tester personnellement.

Si vous avez des douleurs chroniques, des douleurs articulaires, ça peut être intéressant d’essayer le PEA pendant quelques semaines.

Un conseil amical pour terminer, qui est valable pour tout : ne vous contentez jamais d’un remède pour éteindre vos problèmes de santé.

Essayez toujours d’aller à la racine de votre douleur, de trouver la vraie cause de votre maladie et si nécessaire, essayez d’adapter votre alimentation et votre mode de vie en fonction.

Il n’y a hélas que cette méthode qui pourra faire disparaître le problème durablement.

Sinon, même avec les meilleurs produits au monde, inévitablement, les douleurs et la maladie reviendront.

A très vite.

Benoit Dauriac


1. Dr Christian Lucas, neurologue au centre hospitalier universitaire de Lille. https://www.youtube.com/watch?v=eYqe858AAcY

2. Je vous invite à lire l’excellente lettre de mon ami Xavier Bazin sur ce sujet : il a été un des premiers en France à lever le voile sur les dangers du doliprane : https://www.sante-corps-esprit.com/doliprane. Cela lui a valu de nombreuses attaques, mais toutes les études récentes lui donnent aujourd’hui raison.

3. Palmitoylethanolamide for the treatment of pain: pharmacokinetics, safety and efficacy - Br J Clin Pharmacol. 2016 Oct; 82(4): 932–942

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