Bien-être au travail : un enjeu majeur

On ne le répétera jamais assez, la question du bien-être au travail est un enjeu majeur pour les entreprises, elles ne peuvent aborder leurs mutations et objectifs de croissance sans en tenir compte. Dans ce contexte, la reconnaissance du travail et de la valeur de chaque individu est primordiale.

La reconnaissance au travail a toujours été un sujet crucial pour l’entreprise et les salariés. La question centrale étant, comment reconnaître, identifier, évaluer et récompenser les mérites de chacun. Une partie des managers pensent que leurs équipes préfèrent une reconnaissance financière sous forme de primes ou de promotions, alors que les collaborateurs souhaitent des signes de reconnaissance plus simples et quotidiens : des marques de confiance, être considéré, recevoir des feed-back constructifs… Face à ces attentes, les entreprises sont confrontées à un environnement incertain et mouvant, l’organisation du travail évolue constamment, le travail prend des formes nouvelles, il devient de plus en plus relationnel, il faut s’adapter en permanence à de nouvelles organisations avec des systèmes de valeurs qui évoluent aussi à grands pas. Dans ce brouhaha complexe, chacun attend d’être reconnu à sa juste valeur.

Une enquête menée par l’Observatoire « Entreprise et Santé » d’Harmonie mutuelle et Viavoice auprès de 1 000 salariés, 300 dirigeants et 400 travailleurs indépendants confirme ainsi les grandes attentes.

http://www.clesdusocial.com/la-reconnaissance-au-travail-un-enjeu-de-bien-etre-au-travail

Un point nous a particulièrement interpelé : « le travail : sens et reconnaissance »

Pour tous les participants à l’enquête, le travail a un sens

  • Plus des ¾ des salariés se sentent utiles et donnent un sens à leur travail, les 2/3 pensent que leurs tâches sont intéressantes et que leur travail est utile à toute la société.
  • Presque tous les dirigeants donnent un sens à leur action (98 %), pensent leurs tâches comme intéressantes (93 %) et sentent leur travail utile à toute la société (86 %).

Cependant, pour les salariés, au contraire des dirigeants, le problème essentiel est celui de leur reconnaissance dans le travail. Si les 2/3 pensent que leurs missions correspondent à leurs compétences, une majorité s’estime mal reconnue : le sentiment de ne pas être écouté par le management et la hiérarchie (51 %), Perception que leurs compétences ne sont pas reconnues (52%) et naturellement un salaire qui ne correspond pas (64%).

La reconnaissance, essentielle pour motiver

La demande de reconnaissance au travail est devenue une composante essentielle, elle touche tout le monde, tous les secteurs, privés ou publiques, toutes les professions, et tous les échelons de la hiérarchie.

La rémunération reste un levier majeur de reconnaissance, mais il n’est pas le seul. Le salarié attend une reconnaissance plus large, où l’on retrouve à la fois : l’autonomie, le salaire, le statut social, le respect, la qualité du management, etc. Cette combinaison est difficile à concevoir dans un contexte où les repères habituels comme le savoir-faire, l’ancienneté, les processus de production, la qualification sont remis en question. De-même, la valeur sociale d’une activité est parfois soumise à des effets de déclassement, exemple pour les enseignants, ouvriers ou employés. Vécus comme injustes, ils peuvent inciter les salariés à se focaliser sur la rémunération afin de compenser cette dévalorisation sociale de leur statut.

Pourtant ce n’est pas si difficile, féliciter un collaborateur pour ses résultats devrait être un réflexe naturel. Hélas, certains managers ont plus de mal. Pourtant, valoriser les actions de ses collaborateurs est un véritable facteur de motivation. La reconnaissance au travail représente non seulement un enjeu pour les besoins fondamentaux de l’individu, mais également pour la gestion des organisations.

Qu’est-ce que la reconnaissance au travail ? Comment se traduit-elle dans la pratique ? Revenons à la notion de reconnaissance. L’analyse scientifique distingue quatre dimensions principales, la reconnaissance de la personne, des résultats, de l’effort et des compétences.

Reconnaître la personne :

Une conception existentielle de la reconnaissance, elle porte sur l’employé en tant qu’être humain. Elle s’adresse à l’individu et non à la fonction.

Reconnaître les résultats :

La reconnaissance des résultats porte sur les résultats du travail de l’employé ou de l’équipe. La reconnaissance au travail est donc considérée comme une récompense. Pour le salarié, c’est sa contribution à l’entreprise qui se trouve valorisée, d’où un plus grand sentiment d’importance dans l’organisation.

Reconnaître l’effort :

Cette conception de la reconnaissance porte sur l’effort, la qualité et l’importance des efforts fournis par l’employé dans le but de contribuer au processus de travail. Elle prend en compte les motivations, l’équilibre psychique de l’individu et l’énergie qu’il déploie, indépendamment des résultats finaux et souligne l’apport des employés au fonctionnement de l’organisation.

Reconnaître les compétences :

On s’intéresse aux compétences de l’individu, aux responsabilités individuelles, au souci qu’il porte aux autres. La qualité de la relation est mise en avant. Cette conception prend en compte les valeurs et les principes moraux qui guident une organisation. Cette forme de reconnaissance vise à souligner la manière dont l’employé exécute ses tâches professionnelles. Elle porte, entre autres, sur la créativité, l’innovation et l’amélioration continue des méthodes de travail.

La vraie question serait, pourquoi travaillons-nous ? La réponse semble évidente, pour gagner notre vie et nourrir notre famille. « Gagner sa vie  » peut-il se résumer à uniquement gagner de l’argent ? C’est aussi gagner sa place et son statut, avoir de la valeur dans tous les sens du terme, en tant que personne, en tant que professionnel, en tant que contributeur à la vie de l’entreprise.

Des réflexes simples

La reconnaissance commence par la mise en place de réflexes simples. Saluer les équipes en arrivant au bureau le matin, répondre, ne serait-ce que sous la forme d’accusé-réception, des informations et des questions reçues par mail ou sms, s’enquérir de manière aimable de la progression d’une tâche importante, tenir compte et signifier oralement que « oui, j’ai bien compris, je sais que vous m’avez posé telle question, ne vous inquiétez pas, j’y répondrai dès que j’ai un moment ». Tout cela sonne comme des évidences, mais combien sommes-nous à le faire régulièrement ?

Ces pratiques doivent être intégrées dans la culture de l’entreprise et devenir naturelles au sein de l’organisation du travail. Reconnaître les individus en tant que tels, les efforts accomplis, les difficultés rencontrées, les résultats obtenus, les compétences dont les personnes font preuve, leur esprit d’équipe, leur degré d’investissement, sont des marques de gratitude qui sont légitimes et constituent le socle d’une entente collective de haut niveau tout en contribuant au bien-être et à la reconnaissance de chacun.

https://www.anact.fr/la-reconnaissance-au-travail-de-quoi-sagit-il-0

Vitaelia

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